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Secrétariat 
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Horaires: 8h - 18h lundi à vendredi

Sommeil de l'enfant

Date de publication

Mai 2026

Informations: Pascale Grevesse, logopède, Sophie Sidler, pédiatre



Vous êtes fatigué(e), vous voudriez tant dormir une nuit entière , vous sentez votre enfant prêt et…il ne fait toujours pas ses nuits ! Avant tout assurez-vous qu’il ne souffre de rien : votre médecin peut vous aider et vous rassurer à ce sujet. Ensuite demandez-vous si vous êtes prêt(e) à agir et à autoriser votre enfant à passer une nuit complète sans vous ?.. Votre conjoint est d’accord aussi ? Alors vous êtes probablement prêts à suivre ces conseils, non pas parce que l’entourage, le médecin ou dieu sait qui vous l’a dit, mais parce que vous l’avez décidé, pour le bien être de votre enfant et indirectement le vôtre et celui de toute la famille!

Il faut savoir que le sommeil est composé de cycles de 1h30-2h environ. Entre chaque cycle, le sommeil devient plus léger et l’enfant est facilement éveillable. Pour se rendormir certains trouvent spontanément le pouce ou un doudou à sucer ou à caresser, certains se retournent ou se bercent légèrement… et d’autres ne trouvent pas le truc tout seuls et pleurent ! S’ils ont en plus pris l’habitude de s’endormir dans les bras ou en tétant, ils seront tout perdus et ne parviendront pas à se rendormir seuls dans des conditions différentes : c’est ce qu’il faut leur apprendre.

Si vous êtes toujours certains de vouloir guider votre enfant vers une nouvelle autonomie de la nuit, deux méthodes s’offrent à vous : La méthode DURE mais radicale, claire et nette : Au coucher, EXPLIQUEZ à votre enfant avec vos mots et avec CONVICTION que vous êtes fatigués, que la nuit « on dort », qu’il doit apprendre à dormir et à se rendormir SEUL, que vous voulez l'aider dans cet apprentissage et que même si vous l’aimez très fort, dorénavant vous ne viendrez plus le voir ni l’aider la nuit. N’oubliez pas d’instaurer ou de perpétuer le petit rituel du soir (berceuse, câlins, jeu calme, histoire.. au choix), puis installez-le encore éveillé dans son lit, et après un dernier bisou, dites lui bonne nuit.

Votre job de parent n'est ni de le faire dormir, ni de le faire taire, mais bien d'accompagner ses émotions lors de ce changement. Il ne doit pas être (r)endormi mais juste rassuré : vous ne l’abandonnez pas, vous l’aidez, vous l’autonomisez!

Pensez aussi à assurer l'obscurité dans la chambre, cela facilitera la tache de votre enfant.

Plusieurs méthodes s'offrent à vous et il faudra trouver celle qui vous convient.

Les points importants à retenir sont qu'il faut de la constance, de la cohérence et de la persévérance pour guider votre enfant vers un endormissement autonome, si tel est votre souhait. Vous êtes l'expert de votre enfant et c'est vous qui sentirez ce qu'il convient le mieux de faire et à quel moment. Dans les diapositives présentées ci dessus vous trouverez quelques pistes, non exhaustives.

Par ailleurs sachez que mieux un enfant dort la journée, mieux il dormira la nuit, et vice versa.

N’oubliez pas de le féliciter le matin.. même si la nuit a été compliquée ;-)

Si tout ceci vous parait insurmontable, vous n’êtes pas encore prêts , enregistrez ces éléments dans un coin de votre tête pour pouvoir les utiliser le moment venu.


Petites retouches : Il arrive souvent que les enfants qui ont eu plus de mal que d’autres à faire leurs nuits, soient à nouveau désorganisés après divers événements : Une petite maladie (fièvre ou autre et là vous irez bien sûr le voir et le prendre si nécessaire pendant la nuit !!!) Un changement de rythme ou de lieu (vacances, déménagement, nouvelle chambre..) Un nouvel arrivant : petit frère ou petite sœur. Il suffit alors de reprendre la technique d’éducation au sommeil en accéléré, dès que la période critique est passée. Il sait que vous tiendrez bon, il suffira en général d’une ou deux nuits de « guidage » !

Bon courage et Bonnes nuits les petits !!!

Et le cortisol dans tout ça? Il ne va pas détruire le cerveau de mon enfant? Et bien non!

Faisons la part des choses entre des stress chroniques et répétés et la maltraitance qui produisent en effet une sécrétion de cortisol délétère sur le long terme, ET un stress court, motivé, expliqué et accompagné pour le bien de toute la famille. En effet même si l'enfant en bonne santé ne semble pas gêné par ses propres réveils la nuit, les parents peuvent se retrouver épuisés et à bout ce qui n'est pas le but final et peut avoir des répercussions sur l'ambiance familiale, les soins la journée et donc indirectement sur l'enfant lui-même.


© Crescendo By Sophie et Romain

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