Langage de l'enfant

Date de publication

Juillet 2022

Informations

Comment favoriser la communication et le langage de votre enfant

- se mettre à la hauteur de l’enfant avant de lui parler, ensuite s’assurer qu’il vous regarde et le regarder en retour

- attirer son attention, l’appeler par son prénom, s’assurer qu’il vous regarde, s’assurer qu’il vous écoute, placer un objet près de votre visage et le lui donner une fois que vos regards se sont croisés

- décrire, çàd verbaliser lentement en phrases simples et claires ce que l’on fait (en parlant en “JE” et non pas “maman/papa fait cela”) et ce que l’enfant fait (en parlant en “TU” et non pas en utilisant le prénom de l’enfant).

Lui laisser le temps de demander ce qu’il veut avec des sons, des mots, des gestes

- Important aussi de laisser le temps à l’enfant de répondre à une question (règle des 5 secondes: on compte 5 secondes dans la tête avant de solliciter de nouveau l’enfant)

- suivre les intérêts de l’enfant et ses initiatives, reformuler lentement et correctement ce que l’enfant dit en insistant à l’occasion sur un son ou mot difficile, en POURSUIVANT l’échange. Eviter la reformulation sous forme de questions fermées (ex: tu mets ton pantalon?)

- ralentir la vitesse de votre parole, mais parler naturellement

- utiliser des phrases adaptées au niveau de l’enfant, à peine plus longues que les siennes: “technique du +1” : on ajoute toujours un élément aux productions de l’enfant

- se fixer un objectif réaliste et adapté

`- imiter les actions de l’enfant dans le jeu, partir de ses intérêts et ne pas imposer les vôtres

- nommer les actions et les choses pour lui en articulant distinctement

- chercher à comprendre le message de l’enfant, même s’il n’a pas utilisé de mots, si il transforme plusieurs sons

- ne pas le reprendre systématiquement, mais ne pas non plus faire comme si le problème n’existait pas. Expliquer comment il faut prononcer: On propose la bonne formulation sans faire répéter.

- ne pas constamment lui poser des questions : les questions coupent la communication et risquent de démotiver l’enfant à parler

- Jouer avec le langage (cris des animaux et onomatopées ++ qui sont très faciles à produire pour l’enfant) et s'amuser à faire des grimaces avec l’entant, cela stimulera sa motricité faciale, essentielle au bon placement de la langue lors de l’articulation.

- Ajouter des gestes au langage oral pour aider votre enfant à vous comprendre

ET TOUJOURS… féliciter et encourager régulièrement l’enfant pour ses essais de communication, même s’il fait des erreurs.

Ne pas se décourager, il faut parfois des dizaines et des dizaines de répétitions avant que l’enfant n’exprime le mot, le son.. 5 minutes par jour de plaisir partagé valent mieux qu’un forcing qui pourrait démotiver l’enfant

-penser aux livres et comptines, lire et chanter ensemble, jouer à des jeux symboliques.

Une logopède peut agir dès 18 mois (voire avant dans de rares cas) s’il y a des soucis de communication.

A 12 mois, les premiers mots arrivent et à 2 ans, les phrases.

Si pas de mots à 2 ans, il faut consulter.

Mieux vaut donner un petit coup de pouce à l’enfant au plus vite, avec une guidance parentale que de risquer des retards plus conséquents…

Pour les défauts de prononciation du jeune enfant (1-5 ans): Certains défauts sont fréquents et encore « dans la norme » jusqu’à 5 ans. Attention, ce n’est pas pour cela qu’il faut attendre 5 ans pour consulter. Certaines consonnes doivent être correctement produites très tôt. Exemple : le b, p, m, t, d doivent être correctement produits à 12-18 mois. Par contre, le r, ch, j sont produits entre 3 et 6 ans.

Le problème est accentué si l’enfant garde sa tétine ou son pouce en bouche: on les retire pour parler!

Appliquer aussi les consignes proposées ci-dessus.

A partir de 5 ans (3e maternelle), une logopède peut aider votre enfant si les difficultés de prononciation ne se sont pas résorbées.